Le site des concertations des grands projets de la Communauté urbaine de Bordeaux
La densité pour qu’elle soit acceptée se doit d’être faite non pas en respectant la qualité de vie existante ou en l’accompagnant mais bien plus se faire par la qualité. Pour cela, l’ensemble des projets devraient être réalisés en abordant les aménagements dans toute leur complexité, avec des obligations en matière de qualité environnementale, sociale, de création d’espaces publics , de services publics, pour créer des "villages urbains". L’objectif de la ville millionaire n’est pas une fin mais un moyen au service dun intérêt commun, mieux vivre ensemble en diminuant notre impact sur l’environnement.
Pour ne pas réitérer les erreurs de résidences pensées uniquement par des promoteurs qui deviennent rapidement des épaves thermiques, la densité devraient être réalisée par des équipes plurisdisciplinaires associant obligatoirement de thermiciens, acousticiens...
Qui garantira que les bonnes pensées du projet métropolitain ne seront pas dénaturées par des intérêts mercantiles presser d’en finir avec les constructions dont les concepteurs ne connaissent même pas la vie en habitat collectif.
Une charte de la densité ou de l’éco-densité serait un minimum pour rappeler à tout opérateurs agissant dans la densification, les principes qui ont présidé à l’élaboration du projet métroplitain. Il est indispensable de pouvoir associer à cette charte des citoyens ayant l’expérience de vie en milieu urbain , en habitat collectif qui ne sont pas ceux qui ont pensé la ville millionnaire et qui pourtant ont l’expérience de la densité au quotidien.
Bonjour ,j’ai assisté à la dernière réunion-rencontre hier soir au lycée G.Eiffel , mais n’ai pu prendre la parole à cause d’une quasi extension de voix ( changement brutal du temps ... !) Alors voici ce que j’avais envie de dire , en relation avec les "relances" tentées souvent en vain par le vaillant animateur :
Bordeaux spécifique ? oui , par au moins 2 aspects : ville dont le nom est internationalement connu ; métropole encore à taille humaine , dont l’environnement et la qualité de vie est appréciée tant par ses résidents que par les gens qui y séjournent occasionnellement .
Après ce constat sympathique , il y a des points faibles : éloignée du centre de l’ Europe , et jusqu’à ces toutes dernières décénies , mal desservie en moyen de communication (1 seul pont à Bordeaux
jusqu’au début des années 70 , l’autoroute A10 qui n’est arrivé que quelques années après , la rocade intégralement achevée qu’en fin des années 90 et ...sous-dimensionnée , un aéroport longtemps resté "provincial", une liaison ferroviaire rapide qui tarde encore à à se dénouer , etc ...) , longtemps à l’écart des grands projets de développement économique ( en dépit de quelques coups d’éclat de l’ère Chaban : Ford Blanquefort ,Dassault , IBM ...) , donc centrée ( aveuglée ... ?) sur l’activité viticole ....
Aussi , pour rendre possible , et vivable , une métropole 2030 avec 1million d’habitants , il y a du boulot, pour les différentes structures et/ou organismes qui ont été et sont encore mises en place ! Le "nerf de la guerre " étant le développement économique par l’emploi , Comment faire venir de grosses entreprises sans développer rapidement les moyens de communication ( LGV , élargissement de la rocade - les bisbilles actuelles sur la partie ouest sont indignes ! ...- développement du ferroutage pour compenser la mauvaise accéssibilité du port intra communautaire, d’ailleurs moribond sans vraiment d’espoir raisonnable de le relancer (?) - la liaison route et fer entre l’avant port du Verdon et la CUB est pitoyable ...- etc ), et ensuite avoir une politique cohérente et durable pour rendre notre métropole attractive pour les entreprises , notamment industrielles .
Certes , ces points dépassent les seules compétences de la CUB , et ne peuvent être "travaillés" qu’en liaison avec les moyens du C:G.et de la Région : de ce point de vue , et abstraction faite des sousjacents politiciens ..., la réforme des collectivités territoriales n’est-elle pas un bon moyen de remédier à la dispersion des instances administratives , de fédérer les énergies , et de muscler les moyens - le terrain "de jeu" est au moins européen , voire mondial ...- ( accessoirement en réduisant ainsi les budgets de fonctionnement :crédibilité, efficacité , etc... ! ) ?
Pour ce qui semble être du ressort propre de la CUB et de la Fabrique Métropolitaine , on peut commencer par l’urbanisme : la tendance actuelle de densifier l’habitat urbain , pour remédier aux inconvénients de l’étalement sur les zones rurales périphériques , par le développement d’éco-quartiers ( GINKO , ORIGIN , Terres Neuves , etc ) est intéressante , mais la CUB n’a t-elle pas les moyens de faire baisser les prix du foncier pour rendre les logements accessibles aux acquéreurs (en paralysant la spéculation ...) ou aux locataires ?
Le développement des transports en communs , notamment intervilles de la CUB sans passer par le centre de Bordeaux parait indispensable pour limiter la circulation automobile , donc les encombrements et la pollution ainsi que les pertes financières qui en résultent : à ce sujet , les évolutions apportées au réseau par Kéolis sont encourageantes , mais encore insuffisantes ...
Faciliter le déplacement cycliste : bravo pour les vélos "municipaux" et les VCUB , mais encore trop peu de pistes cyclables sécurisées .
Mon expérience de cycliste : muté à Bordeaux par mon employeur début 2005 , j’ai choisi d’habiter Gradignan notamment pour pouvoir faire les trajets en vélo jusqu’à l’entreprise située à la Bastide , dans les immeubles Millénium , en raison d’une piste cyclable hors chaussée voitures jusqu’au carrefour PEIXOTTO , soit la moitié de mon parcours de 9,7Km , à partir duquel j’ai pris l’habitude de rouler sur la plateforme du Tram , après avoir été plusieurs fois "malmené" par les voitures sur la rue longeant le parc , ou sur le cours Gambetta , à Talence : je sais , c’est interdit , mais circulant sur ces portions le matin avant 8h et en fin de journée très souvent après 20h , j’ai échappé aux verbalisations policières ... ! J’ai ainsi effectué quasi quotidiennement ces presque 20Km en vélo , en "mocassins et costume-cravatte + imper ou loden selon saison (avec ensemble KWAY de secours dans la sacoche de porte bagage ... !) sauf les matins pluvieux m’obligeant à aller en voiture jusqu’au tram à Montaigne ,mais avec un temps de parcours presque doublé ... J’avais au fil du temps converti plusieurs de mes collègues résidant dans Bordeaux à ce moyen de déplacement , obligeant notre employeur à équiper le parking du sous sol !
Depuis que je suis en retraite (31/12/2009) , je continue bien entendu de circuler quasi exclusivement à vélo dans Bordeaux , et à "explorer " la CUb , ce qui me permet de constater à quel point j’avais été privilégié de disposer d’un parcours cycliste aussi confortable entre mon domicile et mon bureau , Circuler en vélo sur la plupart des rues de l’agglomération reste anormalement dangereux , donc dissuasif pour beaucoup .
Un aparté sur la circulation cycliste sur les plateformes ( non herborisées ...) du Tram : en constatant l’imprudence de certains cyclistes , on peut comprendre que l’interdiction d’y circuler soit une mesure de prévention ; pourtant une telle interdiction n’existe pas dans plusieurs villes européennes équipées de tram , et il ne semble pas qu’elles enregistrent plus d’accidents qu’à Bordeaux (? ??) . D’autant qu’il est facile d’y circuler moins dangereusement que dans la circulation urbaine , avec un minimum de bon sens et de respect du sens de circulation et de la signalisation , notamment celle propre au tram puisque les panneaux lumineux en stations permet de connaitre la situation sur la ligne ( à l’affichage "2mn " je descends de la plateforme ...) Aussi , plutôt que de verbaliser systématiquement les cyclistes qui circulent sur ces plateformes , et pourquoi pas en maintenant le principe de l’interdiction , les agents de police ne pourraient ils pas ne verbaliser que les seuls comportements dangereux , comme pour la circulation sur la voirie , automobile ou cycliste ?
A raison d’au moins 100 Km par semaine , environ 10 mois par an pendant 5 ans , les seules fois où j’ai été en danger c’est quand je circulais à Talence sur la chaussée auto , dont 2 chutes -heureusement sans gravité - provoquées par une voiture qui n’a pas respecté la distance de dépassement .
Comme pour la conduite automobile, tout est affaire de formation et d’éducation , fut-ce avec une touche de répression .... !L’association VELOCITE dont je suis adhérent oeuvre en ce sens , mais son audience reste encore trop confidentielle dans la population de la CUB
Pour en revenir aux préoccupations de la Fabrique M. , le développement harmonieux de la population me semble devoir passer par le développement de la vie de quartier : commerces de proximité , activités et loisirs pour les jeunes ,installations sportives , etc . A ce sujet la création des Maisons de Quartiers étaient une bonne initiative , mais elles ne semblent pas pouvoir remplir toute leur mission par manque de moyens , humains et financiers : puisque la finance est une denrée rare , pourquoi ne pas y affecter les fonds trés importants consacrés à des manifestations élitistes ponctuelles comme EVENTO ?
Par ailleurs ,la CUB et la ville de Bordeaux me paraissent devoir soutenir ( et rendre accessible ) prioritairement l’opéra et les différentes petites salles de théatre qui font plus pour le développement de la culture au sein de la population résidente , et le pouvoir d’attraction de la métropole . ( c’est probablement ce déficit qui nous a couté la désignation de capitale européenne de la culture pour 2013 , et ... pour longtemps , désormais ! )
Finalement , je n’aurais pas pu aborder tous ces points dans une intervention micro hier soir ! Voilà une journée pluvieuse qui tombe bien !
Merci de l’attention que vous porterez à cette un peu trop longue contribution , et plus généralement d’avoir organiser ces réunions rencontres .
Le principe de ce site est de mettre à la disposition du public l’équivalent des registres papiers disponibles en mairies avec les avantages qu’offrent le numérique.
Envisager la participation citoyenne à l’action publique locale, c’est bousculer les pratiques en remettant en cause des processus de construction du territoire (pris dans sa globalité : territoire politique, social, économique, culturel, spatial...).
C’est avant tout repenser la philosophie d’approche: il s’agit que la conception d’un territoire ne soit plus assurée dans le seul cadre d’une réflexion partagée entre deux types d’acteurs (la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’oeuvre) mais élargie à trois : la maîtrise d’ouvrage, la maîtrise d’oeuvre, et la « maîtrise d’usage » que constituent les citoyens.