Le site des concertations des grands projets de la Communauté urbaine de Bordeaux
Les élus talencais ignorent leur bonheur d’avoir des cabinets médicaux dans leur cité !
Aune époque ou la désertification médicale de nombreux secteurs territoriaux s’accentue, je trouve qu’il est dommage de tout faire pour empêcher le développement d’un cabinet médical.
Nous passons de nombreuses heures dans des réunions avec les autorités (Ars, conseil général etc...) pour tenter de sauver et revitaliser des zones en déficit, et nous nous apercevons par cet exemple que la sécurité juridique que nous essayons d’assurer aux structures médicales existantes peut être remise en cause par un simple PLU !
Dr J.A.ROGER
Chirurgien dentiste
president de l’URPS d’aquitaine

Observation n°11 de la SCI du 290 Cours du Maréchal Galliéni dans le cadre de la révision du PLU de la communauté urbaine de Bordeaux :
Post Scriptum :
En post scriptum, il nous paraît nécessaire de rappeler quelques principes fondamentaux à nos élus talençais.
Article XVII de la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 :
La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.
Certes, dans notre cas, on ne nous prive pas directement de notre propriété. Reste que la multitude de dispositions d’urbanisme contraignantes qui affectent notre parcelle limite notre droit de propriété dans une proportion telle que le sens et la portée même du droit de propriété s’en trouvent dénaturés.
Est on pleinement propriétaire d’un bien immobilier dont on ne peut quasiment plus rien faire et qu’on ne peut quasiment pas revendre ?
Possédons nous encore l’usus de notre parcelle ? Ou en avons-nous été privés ?
Charte des Droits Fondamentaux de l’Union européenne/Titre II/Libertés/Article 17 :
Droit de propriété
1. Toute personne a le droit de jouir de la propriété des biens qu’elle a acquis légalement, de les utiliser, d’en disposer et de les léguer. Nul ne peut être privé de sa propriété, si ce n’est pour cause d’utilité publique, dans des cas et conditions prévus par une loi et moyennant en temps utile une juste indemnité pour sa perte. L’usage des biens peut être réglementé par la loi dans la mesure nécessaire à l’intérêt général.
L’usage des biens peut être réglementé, en effet. Mais dans la mesure nécessaire à l’intérêt général.
Limiter de façon aussi drastique les possibilités d’extension d’une structure médicale (qui, elle, rend effectivement un service d’intérêt général à la population qu’elle soigne) serait donc conforme à l’intérêt général de la population talençaise ?
Favoriser, par des modifications du PLU, l’accroissement du vignoble d’un viticulteur dans un secteur pourtant voué à la densification de l’habitat par le PLU et le SCOT serait conforme à l’intérêt général ?
Qu’en pense donc la commission d’enquête ?
Dr Philippe GENSANNE, Dr Philippe JOUGLA
Co-gérants de la SCI du 290 Cours du Maréchal Galliéni
(une observation identique sera déposée sur le registre de concertation de la mairie de Talence)

En conclusion, résumé de notre situation :
La parcelle dont nous sommes propriétaires, cadastrée sous le numéro 000 AI 01 N°449 est située à Talence, à l’angle de la rue Avison et du cours du Maréchal Galliéni.
Elle a, actuellement et depuis le 15 Avril 2011, le triste privilège d’être, à notre connaissance (un an de recherches minutieuses ne nous a pas permis de trouver un équivalent sur tout le territoire de la CUB !), la SEULE parcelle urbanisée de la CUB classée en Zone N2g (à caractère agro-sylvicole !) pourvue d’un EBC partiel, d’une protection paysagère au titre de l’article L 123-1°7 du code de l’urbanisme et dont la parcelle voisine abrite une maison classée par une mairie comme bâtiment remarquable (protection patrimoniale au titre de l’article L 123-1°7 du Code de l’Urbanisme).

Observation n°9 de la SCI du 290 Cours du Maréchal Galliéni dans le cadre de la révision du PLU de la communauté urbaine de Bordeaux :
Demande de suppression de la protection patrimoniale au titre de l’article L 123-1°7 du code de l’urbanisme sur la parcelle cadastrée sous le numéro 000 AI 01 n° 300 :
La parcelle dont nous sommes propriétaires, cadastrée sous le numéro 000 AI 01 N°449 est située à Talence, à l’angle de la rue Avison et du cours du Maréchal Galliéni.
(Lien vers extrait de plan cadastral)
http://img267.imageshack.us/img267/...
Elle est voisine d’une parcelle cadastrée sous le numéro 000 AI 01 n°300 (cf. plan cadastral ci avant).
Sur cette dernière parcelle se trouve une maison classée comme bâtiment remarquable par la mairie de Talence (protection patrimoniale au titre de l’article L123-1°7 du code de l’urbanisme).
(Lien vers plan de situation maison classée)
http://img696.imageshack.us/img696/...
Du fait de cette protection patrimoniale, la mairie de Talence peut s’opposer à des permis de construire sur les terrains alentours, afin que les bâtiments qui y seraient construits ne déparent pas le site.
Or, voisins immédiats de cette parcelle, cette protection nous semble abusive au regard de l’état actuel de ce quartier et des futurs projets d’aménagement municipaux.
En effet, sur la très grande parcelle appartenant à la CUB voisine de cette maison classée par la mairie de Talence, se trouve un château d’eau dont l’architecture est très différente de celle de cette maison classée.
(Liens vers photographies d’illustration)
http://img848.imageshack.us/img848/...
http://img607.imageshack.us/img607/...
http://img37.imageshack.us/img37/48...
(Lien vers photographie gros plan château d’eau)
http://img43.imageshack.us/img43/42...
En outre, la mairie de Talence a un grand projet d’aménagement sur des parcelles voisines ou très proches de cette maison classée. Elle envisage d’autoriser la construction d’immeubles RdC + 5 étages sur des parcelles situées juste en face de ce bâtiment classé.
(lien vers illustration projet d’urbanisme)
http://img337.imageshack.us/img337/...
Les aménageurs de ces parcelles n’ont manifestement pas eu à tenir compte de cette protection patrimoniale pour préparer leurs projets de construction.
De plus, Monsieur Jestin, adjoint à l’urbanisme de la ville de Talence, se félicitait récemment, dans le journal Sud-Ouest, de la synergie entre le classique du Haut-Brion et l’urbanisme moderne dans ce « quartier d’avenir ».
(Lien vers article Sud-Ouest)
www.sudouest.fr/2011/05/02/u...
Nous souhaitons donc pouvoir éventuellement construire des bâtiments, tout comme les promoteurs immobiliers qui travaillent avec la mairie de Talence à l’aménagement futur de ce quartier, sans avoir à tenir compte de cette protection patrimoniale sur ce bâtiment classé par la mairie de Talence.
Cette protection patrimoniale n’est pas justifiée au vu des bâtiments existants autour de cette maison classée et, surtout, au vu du projet immobilier que la mairie de Talence a validé sur les parcelles voisines. Elle semble totalement inutile.
Nous demandons donc la suppression de la protection patrimoniale affectant la maison sise sur la parcelle cadastrée 000 AI 01 n°300 (protection patrimoniale au titre de l’article L123-1°7 du Code de l’Urbanisme).
Dr Philippe GENSANNE, Dr Philippe JOUGLA
Co-gérants de la SCI du 290 Cours du Maréchal Galliéni
(une observation identique sera déposée sur le registre de concertation de la mairie de Talence)

Observation n°8 de la SCI du 290 Cours du Maréchal Galliéni dans le cadre de la révision du PLU de la communauté urbaine de Bordeaux :
Demande de suppression de la protection paysagère au titre de l’article L 123-1°7 du Code de l’Urbanisme sur la parcelle cadastrée sous le numéro 000 AI 01 n° 449 (classée en zone N2g lors de la 5ème modification du PLU) :
La parcelle dont nous sommes propriétaires, cadastrée sous le numéro 000 AI 01 N°449 est située à Talence, à l’angle de la rue Avison et du cours du Maréchal Galliéni.
Afin de ne pas lasser le commissaire enquêteur et le lecteur par d’inutiles redites, nous ne reprendrons pas ici, point par point, les arguments développés dans notre observation n°7.
En résumé, comme nous l’avons amplement expliqué dans notre précédente observation, il convient, sur notre parcelle, de densifier l’habitat. La protection paysagère au titre de l’article L.123-1°7 du code de l’urbanisme, est tout aussi injustifiée que l’EBC partiel présent sur notre parcelle. Et ce, pour les mêmes raisons.
Nous y ajouterons, cependant, les arguments suivants.
Juste à côté de notre parcelle, sur la parcelle cadastrée 000 AI 01 n°2 se trouve un Château d’Eau de grande taille dont l’architecture a été jugée « très intéressante » par l’atelier d’urbanisme du quartier Haut-Brion/Peybouquey/Médoquine.
(liens vers photographies Château d’Eau)
http://img827.imageshack.us/img827/...
http://img717.imageshack.us/img717/...
Cette parcelle, elle, ne voit pas sa constructibilité limitée par une protection paysagère au titre de l’article L 123-1°7 du Code de l’Urbanisme.
Par ailleurs, la ville de Talence a un projet d’aménagement prévoyant la construction de nombreux immeubles, dont certains seront pourvus de cinq étages à proximité immédiate de notre parcelle.
(lien vers projet d’aménagement validé par la mairie de Talence)
http://img42.imageshack.us/img42/58...
Là encore, les aménageurs n’ont pas eu à composer avec une protection paysagère au titre de l’article L 123-1°7 du code de l’urbanisme pour réaliser leurs plans.
Considérant donc qu’il ne serait pas équitable que notre parcelle soit la seule du secteur à pâtir de ce type de protection, et que Monsieur Jestin, adjoint à l’urbanisme de la ville de Talence, se félicitait dans un article récent du journal « Sud-Ouest » (cf. notre observation n°4) de la « synergie » entre l’urbanisme moderne et le classique du Haut-Brion qu’il entend développer dans ce quartier, nous souhaitons donc pouvoir construire sur notre parcelle dans les mêmes conditions que les aménageurs retenus par la mairie de Talence pour occuper les parcelles voisines.
Nous demandons donc la suppression de la protection paysagère au titre de l’article L 123-1°7 du code de l’urbanisme qui touche actuellement notre parcelle.
Dr Philippe GENSANNE, Dr Philippe JOUGLA
Co-gérants de la SCI du 290 Cours du Maréchal Galliéni
(une observation identique sera déposée sur le registre de concertation de la mairie de Talence)

Observation n°7 de la SCI du 290 Cours du Maréchal Galliéni dans le cadre de la révision du PLU de la communauté urbaine de Bordeaux :
Demande de suppression de l’EBC partiel sur la parcelle cadastrée sous le numéro 000 AI 01 n° 449 (classée en zone N2g lors de la 5ème modification du PLU) :
La parcelle dont nous sommes propriétaires, cadastrée sous le numéro 000 AI 01 N°449 est située à Talence, à l’angle de la rue Avison et du cours du Maréchal Galliéni.
http://img267.imageshack.us/img267/...
Le cours du Maréchal Galliéni est considéré par le SCOT comme un axe structurant de la CUB sur lequel il convient de densifier l’habitat.
Le cours Galliéni relie, en effet, les boulevards bordelais à Pessac et, au delà, à la route nationale N250 reliant Pessac (et donc la CUB) à Arcachon. Cet axe est listé sur la carte de destination générale des sols du SCOT comme une « voie de liaison et de distribution ».
Ces « voies de liaison et de distribution » doivent être élargies, densifiées en terme d’habitations, et, ponctuellement paysagées pour assurer une « présence verte » sur ces axes. Mais elles ne sont en rien définies comme une « route parc » (cas de la rocade bordelaise).
Le cours du Maréchal Galliéni est considéré par le PLU comme une « route classée à grande circulation » ne faisant pas l’objet d’ « enjeux d’embellissement et de partage de l’espace » (cf carte des « entrées de ville » du PLU).
Notre parcelle est également très proche de la gare de la Médoquine ; elle est donc concernée par les dispositions du paragraphe C34 des orientations d’aménagement urbain relatives aux « Quartiers de Gare ».
Ces dispositions prévoient un « développement de bâti relativement dense autour des points d’arrêts » et la « restructuration et la densification des tissus urbains
» autour de sites ferroviaires dont la gare de la Médoquine fait partie.
Cette volonté de densification de l’habitat sur cet axe structurant majeur de la CUB est reconnue par tous les documents d’urbanisme (SCOT et PLU).
Pour cette première raison, il convient donc de procéder à la suppression de l’EBC partiel présent sur notre parcelle.
La Mairie de Talence, dans son « Projet de Territoire » dans le cadre de la révision du PLU, reconnaît elle-même que « le site prestigieux du vignoble du Haut-Brion » est un « patrimoine végétal important et de qualité ». De ce fait, il est évident que la présence verte est déjà largement assurée sur le cours Galliéni.
Dans ce même « Projet de Territoire », la Mairie de Talence recommande de renforcer la « présence des activités commerciales » le long des « principaux axes de développement et de structuration urbains », axes dans lesquels elle inclut le Cours Galliéni.
Ce qui est on ne peut plus incompatible avec la présence d’un EBC partiel sur notre parcelle.
Pour cette deuxième raison, il convient de procéder à la suppression de l’EBC partiel présent sur notre parcelle.
En outre, cet EBC partiel est situé au beau milieu d’une zone où la marge de recul pour construire par rapport à la voie (Cours Galliéni) est égale à zéro, comme en atteste l’extrait du PLU ci-après.
http://img716.imageshack.us/img716/...
En effet, le cours du Maréchal Galliéni a fait l’objet, au cours de l’année 2008, de changements importants du PLU concernant les marges de recul et les hauteurs de façade. Des boulevards bordelais au rond point de la Médoquine, la hauteur de façade a été portée à 12 mètres (HF12 sur le PLU en vigueur) et, du rond point de la Médoquine à la parcelle du château d’eau de la Lyonnaise des Eaux incluse, les marges de recul pour construire par rapport au cours Galliéni ont été réduites à zéro (R0 sur le PLU en vigueur). (ces annotations avaient disparu du document « PLU en vigueur » à la suite d’une erreur graphique, erreur rectifiée par une modification simplifiée votée à la même date que la 5ème modification du PLU).
Deux des parcelles (dont la nôtre), concernées par le changement de zonage en N2g lors de la 5ème modification du PLU, bénéficient de ces marges de recul R0, ce qui indique bien l’importance de la nécessité de densification dans ce secteur.
Ces mesures, assez rares au demeurant, sont en effet réservées à des axes structurants de la CUB, parfaitement équipés et desservis par les transports en commun, sur lesquels il convient d’hyperdensifier l’habitat. Et ce d’autant plus que, dans ce secteur du Cours Galliéni, la « présence verte » est déjà largement assurée du fait de la présence des vignes des châteaux « la Mission Haut-Brion » à Talence et « Haut-Brion » à Pessac.
La présence de cet EBC partiel (marqué en rouge sur le plan ci-dessus) sur notre parcelle ne fait donc que limiter la densification de l’habitat souhaitée par le SCOT, le PLU (et la mairie de Talence elle-même, au vu de son « Projet de Territoire »), densification primordiale, à en croire les documents d’urbanisme cités plus haut, pour lutter contre le fléau de l’étalement urbain.
Nous demandons donc la suppression de l’EBC partiel présent sur notre parcelle.
Dr Philippe GENSANNE, Dr Philippe JOUGLA
Co-gérants de la SCI du 290 Cours du Maréchal Galliéni
(une observation identique sera déposée sur le registre de concertation de la mairie de Talence)

Observation n°6 de la SCI du 290 Cours du Maréchal Galliéni dans le cadre de la révision du PLU de la communauté urbaine de Bordeaux :
A propos de l’extension projetée des zones de vignoble dans le « Projet de Territoire Talençais » :
Dans le cadre de la révision du PLU en cours, la mairie de Talence a été amenée à proposer un « PROJET de TERRITOIRE ».
Au chapitre 2.3, paragraphe C du « Projet de Territoire Talençais », nous trouvons :
2.3) Environnement, espaces naturels
C – l’accroissement du patrimoine exceptionnel des vignes du Haut-Brion lors des mutations des franges contiguës.
Certes, la sauvegarde du vignoble semble être un objectif fort pour la CUB.
Le SCOT de l’agglomération bordelaise prévoit lui aussi des mesures de protections des terroirs viticoles et, à ce titre, des zones présentant un intérêt majeur pour la viticulture ont été sanctuarisées pour limiter l’urbanisation des zones viticoles ou de territoires présentant un intérêt majeur pour la viticulture.
Si cet objectif de sauvegarde et de préservation des zones viticoles, afin d’éviter la diminution de la surface agricole affectée au vignoble est louable en soi, au vu du patrimoine viticole de la région, il convient cependant de préciser que la CUB, dans le cadre du PLU, et le SYSDAU, dans le cadre du SCOT, n’ont jamais évoqué le fait de favoriser l’accroissement du vignoble.
La volonté municipale talençaise de préserver le terroir viticole serait donc opportune.
Cependant, préserver le terroir viticole ne veut pas dire qu’il faut l’étendre au détriment de zones urbanisées habitées par les administrés de Monsieur le Maire de Talence. A l’heure où la mairie de Talence se fait le chantre de la densification de l’habitat afin d’éviter l’étalement urbain, il est étrange qu’elle ait procédé, lors des 4ème et 5ème modifications du PLU, à des déclassements de parcelles urbanisées (pourtant exclues en première intention du terroir AOC avec l’accord des syndicats viticoles à en croire l’article 3.4.1 du SCOT) en zone N2g, dans le but d’affirmer la vocation viticole de ces parcelles.
Et pourtant, la mairie de Talence persiste et signe.
Elle a inscrit dans son projet de territoire pour la révision du PLU en cours, au chapitre environnemental, sa volonté de procéder à l’« accroissement du patrimoine exceptionnel des vignes du Haut-Brion lors des mutations des franges contiguës
»(sic).
Faut il traduire cela par une volonté systématique de la mairie de préempter les parcelles voisines des vignes du Haut-Brion pour les revendre ensuite au Groupe Clarence Dillon, propriétaire des Châteaux « La Mission Haut-Brion » et « Haut-Brion » lors d’un projet de vente ?
Si c’est le cas, nous comprenons dès lors beaucoup mieux cette frénésie de classement en zone N2g qui a précédé la publication de ce projet de territoire talençais. On préempte en effet des « zones naturelles et agricoles » à un prix nettement inférieur à celui de « zones urbaines » !
En outre, la notion de « contiguïté » est, hélas, bien floue. La 5ème modification du PLU nous a d’ailleurs prouvé que certaines parcelles, dont la nôtre, qui n’étaient pas voisines directes des vignes, avaient été classées en zone N2g.
Des précisions demandées à la mairie de Talence sur ce point nous ont confirmé que la municipalité considérait que l’ensemble de la zone classée en N2g lors de la 5ème modification du PLU était « contiguë » au vignoble. Sans préciser où s’arrêtera la volonté de préemption de la mairie...
En effet, une fois les « zones contiguës » préemptées et revendues au groupe Clarence Dillon, le vignoble agrandi verra de nouvelles parcelles devenir « contiguës » !
Quelles limites à l’agrandissement du vignoble la mairie de Talence a-t-elle fixé ?
Aucune précision sur ce point n’a été donnée par la mairie.
Cela reste, étrangement, un mystère insoluble !
Cette volonté municipale est elle conforme à l’intérêt général ?
Nous ne le pensons pas.
L’argument du « patrimoine exceptionnel », avancé par la Mairie de Talence, n’y changera pas grand chose.
En effet, les Talençais peuvent déjà, à loisir, admirer le « patrimoine exceptionnel » du vignoble de la Mission Haut-Brion à travers ses grilles.
L’admirer en version agrandie ne leur apportera pas grand chose de plus.
La mairie de Talence, lors des 4ème et 5ème Modifications du PLU a justifié ces déclassements en zone N2g de parcelles voisines ou proches du vignoble par la volonté d’ « affirmer la vocation viticole » de ces parcelles.
Mais, une mairie est-elle qualifiée pour « affirmer la vocation viticole » d’une parcelle ?
Il semblerait que cela soit davantage du ressort de l’INAO ?
Or, une demande de classement en AOC d’une parcelle auprès de l’INAO ne peut être faite que par une personne « intéressée ». C’est-à-dire par le propriétaire de cette parcelle ou par une personne qui l’exploite en fermage.
Il en résulte que, pour étendre le vignoble dans une zone urbaine non classée en AOC, la voie vertueuse et logique, pour un viticulteur, est donc la suivante :
1) se porter acquéreur de la parcelle qui l’intéresse, ou la louer dans le cadre d’un fermage
2) assainir les sols et demander un classement AOC à l’INAO.
3) planter de la vigne sur la parcelle, s’il dispose de droits à planter.
Et c’est bien ce classement AOC qui permet, seul, d’affirmer la vocation viticole d’une parcelle. Vocation qui, dès lors que la parcelle est plantée, peut être légitimement validée par le PLU par un classement en zone A3.
Le Prince Robert de Luxembourg, dirigeant du Groupe Clarence Dillon, propriétaire des châteaux « Haut Brion » à Pessac et « La Mission Haut Brion » à Talence, a d’ailleurs toujours suivi cette voie vertueuse pour étendre son vignoble.
Procéder à l’inverse, c’est mettre la sulfateuse avant le tracteur.
Cette volonté d’ « accroissement du patrimoine exceptionnel des vignes du Haut-Brion » semble donc vouloir se faire, manifestement, aux dépens de zones urbaines, voisines ou pas du vignoble existant.
Mais, dans le même temps, sur la parcelle de l’ancien château Lavardens, rue Peybouquey, qui vient d’être retirée du périmètre de gel du futur pôle intermodal près de la gare de la médoquine à Talence, la mairie envisage la construction d’un immeuble R+5, fidèle à sa politique de densification de l’habitat urbain.
Or, cette parcelle, elle, est classée en AOC Pessac-Léognan. Et elle présente toutes les caractéristiques d’une zone N2g.
Bétonner sur des zones AOC et planter de la vigne sur des zones urbaines ?
N’est-ce-pas une étrange façon de préserver le patrimoine viticole talençais et d’envisager son extension ?
Ce « projet de territoire » peut-il être conforme à l’intérêt général ? Ou ne fait-il que servir un intérêt privé ?
Le SCOT, en procédant au toilettage des zones AOC en excluant des zones sanctuarisées les parcelles déjà urbanisées, avait bien pour objectif d’éviter les conflits entre viticulteurs et riverains du vignoble.
Le déclassement en zone N2g de zones urbaines voisines directes ou proches des vignes et cette volonté d’accroître, artificiellement et par voie réglementaire, le vignoble, ne peuvent, bien au contraire, que créer des conflits entre voisins du vignoble et viticulteurs.
Il conviendrait, plutôt, de laisser viticulteurs et voisins du vignoble négocier eux-mêmes les éventuelles mutations de propriété des parcelles proches des vignes.
Il est, en outre, particulièrement étonnant que cette politique de classement en zone N2g de parcelles proches du vignoble, et de préemption lors des « mutations » de parcelles « contiguës » soit une particularité talençaise.
La commune de Pessac, elle, n’envisage nullement d’étendre le prétendu patrimoine exceptionnel des vignes du Haut-Brion aux dépens des zones urbaines voisines du vignoble.
Par ailleurs, dans ce même projet de territoire de la Mairie de Talence, nous trouvons :
au chapitre 2.4 :
2.4 Activités économiques, emploi
A – Renforcement de la présence des activités commerciales :
Envisager d’étendre le vignoble le long du cours Galliéni nous semble donc en contradiction totale avec la volonté d’y renforcer « la présence des activités commerciales ».
au chapitre 1.1 :
1.1 Les évolutions législatives : le grenelle de l’environnement – Les lois grenelle 1 et 2
La révision du PLU doit tenir compte des évolutions législatives. Le Grenelle 1 fixe les objectifs et le Grenelle 2 définit les mesures pour atteindre les objectifs.
La loi d’orientation Grenelle 1 adoptée le 3 août 2009 prescrit entre autre la prise en compte par le droit de l’urbanisme des objectifs suivants :
Les Lois Grenelle 1 et 2 recommandent bien de lutter contre la régression des surfaces agricoles. Ce qui ne signifie pas qu’il faut les étendre.
Elles recommandent également de mettre en cohérence la densité urbaine et son niveau de desserte par les transports en commun. Le cours Galliéni est parfaitement desservi par les transports en commun et il est très proche du futur pôle intermodal prévu au niveau de la gare de la Médoquine.
Comment, dans ces conditions, envisager d’étendre le vignoble sur ce cours ?
Et comment avoir admis le principe du bétonnage de zones AOC (parcelle de l’ancien Château Lavardens), manifestement contraire à la volonté législative (au sens des lois Grenelle 1 et 2 tout au moins) de lutter contre la régression des surfaces agricoles ?
De plus, au chapitre 2 du projet de territoire, nous trouvons ceci :
2 . Les orientations souhaitées par la commune pour l’aménagement du territoire
Talence aujourd’hui : atouts, faiblesses, perspectives de développement.
Le territoire de Talence se caractérise schématiquement par… :
La mairie de Talence reconnaît donc ici elle-même que le site du vignoble du Haut-Brion est déjà un « patrimoine végétal important et de qualité ».
Dans ces conditions, à quoi peut-il bien servir de l’étendre ?
Les espaces de respiration auxquels la mairie fait allusion ont vocation à créer une trame verte répartie sur l’ensemble de la commune et pas uniquement sur le cours Galliéni.
Sur cette partie du cours Galliéni, l’ « espace de respiration » est déjà existant. Du fait, précisément, de la présence des vignes, certes, mais aussi du fait de la présence de parcelles comprenant des EBCs et des espaces paysagers à protéger inscrits au P.L.U en application de l’article L.123-1°7 du Code de l’Urbanisme, parcelles pourtant déclassées en zones N2g lors de la 5ème modification du P.L.U afin d’ « affirmer leur vocation viticole ».
Dans le même temps, la mairie envisageait pourtant de limiter fortement un autre espace de respiration, sur ce même cours Galliéni, au niveau des terrains laissés vacants par l’E.D.F pour y construire une maison de retraite...
Par ailleurs, la mairie de Talence devrait faire preuve d’un peu plus de réalisme.
Quand le groupe Clarence Dillon veut agrandir son « patrimoine exceptionnel », il sait très bien le faire seul, sans aucune aide municipale ou modification de zonage du PLU.
Le Groupe Clarence Dillon nous en a fait l’éclatante démonstration en 2006 lors de l’achat des anciens abattoirs qui bordaient les vignes du château « la Mission Haut-Brion ».
Et, plus récemment, lors de l’achat de parcelles bâties qui touchaient directement les vignes du « Château Haut-Brion » sur la commune de Pessac et les vignes du « Château La Mission Haut-Brion » sur la commune de Talence (aucune de ces parcelles n’avait été classée en zone N2g).
Et ceci, même fort loin de Talence, comme l’a montré le rachat récent par le groupe Clarence Dillon du « Château Tertre-Daugay », grand cru de... Saint-Emilion.
Si l’extension des zones de vignoble était d’intérêt public, la mairie de Talence aurait pu envisager d’exproprier les propriétaires des parcelles qui ont vu leur zonage évoluer en N2g lors des 4ème et 5ème modifications du PLU.
Ces propriétaires auraient, dans le cadre d’une telle procédure, été protégés par le droit de l’expropriation et indemnisés par la puissance publique.
Ces classements en zone N2g ajoutés à cette volonté systématique de préemption des « franges contiguës » des vignes ressemblent beaucoup, de fait, à une sorte de procédure d’expropriation qui ne veut pas dire son nom, l’indemnisation en moins, bien sûr.
L’extension du vignoble d’un viticulteur, même prestigieux, ne saurait être conforme à l’intérêt public. Dans son « projet de territoire dans le cadre de la révision du PLU », la mairie de Talence, sous un prétexte « patrimonial », tente de faire admettre que cette extension du vignoble du Haut-Brion pourrait servir l’intérêt général de ses administrés.
Bien au contraire, nous pensons que le chapitre environnemental de ce « projet de territoire » ne saurait être conforme à l’intérêt général et qu’il ne fait, tout simplement, que favoriser un intérêt privé, celui du Groupe Clarence Dillon.
Au vu des éléments évoqués plus haut, nous demandons la suppression pure et simple du paragraphe C du Chapitre 2.3 du projet de territoire de la mairie de Talence.
Dr Philippe GENSANNE, Dr Philippe JOUGLA
Co-gérants de la SCI du 290 Cours du Maréchal Galliéni.

Observation n°5 de la SCI du 290 Cours du Maréchal Galliéni dans la cadre de la révision du PLU de la communauté urbaine de Bordeaux :
Demande de retour à leur zonage antérieur de parcelles, sises rue Marc Sangnier et avenue de la Vieille Tour à Talence, classées en zone N2g par la CUB, sur proposition de la Mairie de Talence, lors de la quatrième révision du PLU :
Lors de la quatrième modification du PLU, la CUB a déclassé des parcelles, sises rue Marc Sangnier et avenue de la Vieille Tour, initialement classées en zone urbaine UPc3, en zone N2g.
(lien vers carte PLU montrant les parcelles concernées)
http://img5.imageshack.us/img5/5461...
La justification de cette modification de zonage était la suivante :
3.9.2Les adaptations à la marge des zones naturelles
=> La Zone N2 :
.TALENCE
Le déclassement de UPc3 en N2g de parcelles rue Marc Sangnier est proposé
afin de favoriser à terme la reconstitution du vignoble, en lien avec le classement
AOC existant.
Il ne peut s’agir que d’une erreur manifeste d’appréciation de la mairie de Talence.
En effet, après consultation des cartes INAO de délimitation parcellaire de l’AOC Pessac-Léognan dans les locaux de l’INAO et dans les locaux de la mairie de Talence (qui possède ces cartes AOC), il est évident que ces parcelles ne peuvent être considérées comme étant classées en AOC Pessac-Léognan.
Les parcelles situées à l’angle de l’avenue de la Vieille Tour et de la rue Marc Sangnier, situées à droite sur le plan de zonage montré plus haut, ne sont pas classées en AOC Pessac Léognan sur les cartes de délimitation parcellaire de l’AOC Pessac-Léognan de l’INAO.
Il n’est donc pas possible de se prévaloir d’un lien avec le classement AOC existant pour justifier le changement de zonage qu’ont subi ces parcelles.
Concernant les parcelles de la rue Marc Sangnier classées en N2g, situées à gauche du plan de zonage montré plus haut, la situation semble plus complexe.
En effet, les jardins de ces parcelles sont bien classés en AOC Pessac-Léognan sur les cartes de délimitation parcellaire de l’INAO mais les zones bâties ne le sont pas.
Difficile, là encore, d’évoquer un lien avec le zonage AOC existant pour justifier ce zonage N2g.
Certes, la carte de destination générale des sols du SCOT pourrait laisser penser que ces zones sont incluses dans la vaste zone viticole sanctuarisée incluant les vignes du château « la Mission Haut-Brion », et celles du château « Haut-Brion » à Pessac. Mais, le SCOT lui même prévoit des adaptations aux marges de sa carte de DGS. En effet, les parcelles en question sont nettement trop petites pour paraître sur la carte de DGS (plus petites que le trait de marge entre zone sanctuarisée et zone urbaine).
Il convient donc, pour apprécier la possibilité d’évoquer un lien de ce zonage N2g avec une éventuelle sanctuarisation de ces parcelles au titre de la protection des terrains présentant un intérêt majeur pour la viticulture, de se référer non pas à la carte de DGS (qui présente ici un problème d’échelle manifeste) mais bien au texte du SCOT lui même.
Or, le SCOT, dans son chapitre 3.4.1, relatif à la protection des terroirs viticoles, énonce clairement que le SYSDAU, en accord avec les syndicats viticoles et les élus locaux, a procédé, avant la sanctuarisation des zones présentant un intérêt majeur pour la viticulture, à un toilettage du terroir AOC en excluant en premier lieu les zones déjà urbanisées.
Les parcelles sises rue Marc Sangnier et à l’angle de cette même rue et de l’avenue de la Vieille Tour sont toutes urbanisées. Elle abritent des maisons, résidences principales de leurs propriétaires.
Elles ne peuvent donc pas être considérées comme présentant un intérêt pour la viticulture comme le SCOT le reconnaît très justement.
En outre, un bref rappel du règlement du PLU lui-même, concernant les zones N2g, suffira à démontrer que ce zonage n’est pas adapté, et entre en contradiction flagrante avec la définition même d’une zone N2g.
Le « Rapport de Présentation » du P.L.U dans son « chapitre B3 » définit de façon précise « L’exposé des motifs de la délimitation des zones, des règles applicables et des orientations par secteur » la délimitation et les caractéristiques des zones N2 et les secteurs possiblement concernés par ce classement.
« Délimitation et caractéristiques des zones N2 :
Territoires concernés :
grandes franges naturelles et agricoles peu valorisées de la CUB, essentiellement localisées à l’extérieur de la rocade.
enclaves naturelles résiduelles identifiées à l’intérieur de la rocade
enclaves construites non agricoles situées au milieu d’une zone A »
Les parcelles classées en zone N2g lors de la 4ème révision du PLU ne sont pas de grandes franges naturelles et agricoles peu valorisées localisées en extra-rocade.
Elles ne sont pas des enclaves naturelles puisqu’elles sont toutes bâties et à usage d’habitation..
Elles ne sont pas non plus des enclaves construites non agricoles situées au milieu d’une zone A. Elles se situent à la périphérie d’une zone A.
Elles sont à usage d’habitation.
Ces parcelles ne sont donc pas un « territoire concerné » par un zonage en N2g.
Dans le même chapître du PLU est définie la :
« Fonction de la Zone :
Zone naturelle diversifiée et générique avec une dominante de fonctions agricoles peu valorisées et sylvicoles.
Fonctions résidentielles dispersées et englobées dans les espaces naturels et agricoles génériques. »
Les parcelles que la Mairie de Talence a classées en zone N2g lors de la quatrième révision du PLU sont toutes occupées par des maisons d’habitation.
Ces maisons ne sont nullement « englobées » par des activités agricoles. Elles sont, en effet, toutes situées en bordure de la voie publique.
Ces parcelles n’ont donc rien à voir avec une zone naturelle diversifiée avec une dominante de fonctions agricoles peu valorisées et sylvicoles.
Il n’est donc pas possible, de fait, d’avoir procédé au classement de ces parcelles urbaines en zone N2g, puisque ce classement ne correspond pas à la « fonction » de la zone N2g.
Le même chapitre du règlement du PLU définit également les :
« Délimitation et caractéristiques des secteurs N2g :
Forme Urbaine de référence du secteur :
Espace rural générique dont les composantes ne justifient pas un classement en zone N1 ou A : il s’agit notamment d’espaces agricoles ne bénéficiant pas de qualités particulières : certaines zones de pâture ; la pinède (sylvicole ou non) ; certaines lisières urbaines plus ou moins bâties ou mal équipées.
Espace où la vocation agricole est globalement fragilisée par un déclin des activités agro-sylvicoles et par un « mitage » de constructions. »
Les parcelles classées en zone N2g par la CUB lors de la 4ème modification du PLU n’ont rien à voir avec un espace agricole. Elles ne sont pas des zones de pinède ou de pâture. Elles ne se situent pas en lisière de la commune de Talence mais sont, au contraire, très proches de son centre. Elles sont, en outre, parfaitement desservies en matière de voirie et de raccordement aux réseaux.
De plus, la vocation agricole dans le secteur n’est pas du tout fragilisée. Le Groupe Clarence Dillon, propriétaire des châteaux « La Mission Haut-Brion » et « Haut-Brion » est en parfaite santé financière et bien loin de la faillite.
Ce classement en zone N2g n’a donc pas lieu d’être.
Il est également étonnant de constater que la Mairie de Talence a réservé ce changement de zonage exclusivement à des parcelles appartenant à des particuliers, nécessairement mal informés des évolutions du PLU. En effet, des parcelles mitant tout autant (sinon plus) le vignoble du château « La Mission Haut-Brion » comme certaines maisons du quartier Mozart et la très grande parcelle abritant la direction générale du C.H.U de Bordeaux,
(lien vers carte PLU Direction Générale du CHU de Bordeaux)
http://img854.imageshack.us/img854/...
ainsi que la parcelle abritant la maison de retraite « Home La Tour »
(lien vers carte PLU Home la Tour)
http://img17.imageshack.us/img17/52...
n’ont pas été classées en zone N2g.
Ce qui crée une inégalité de traitement manifeste entre parcelles de configuration semblable au sein d’une même commune.
Par ailleurs, sur la commune de Pessac, aucune parcelle urbanisée voisine des vignes du Groupe Clarence Dillon n’a été classée en zone N2g. Cette inégalité de traitement de parcelles semblables entre deux communes est tout aussi surprenante.
Au vu des éléments cités plus haut, il semble donc clairement établi que cette modification de zonage de UPc3 en N2g des parcelles sises rue Marc Sangnier lors de la 4ème Modification du PLU est totalement vide de sens et n’a aucune justification. Elle est contraire au SCOT et au règlement du PLU lui même.
Elle ne peut que résulter d’une erreur manifeste d’appréciation de la Mairie de Talence.
Nous réclamons donc le retour de ces parcelles à leur zonage antérieur, soit UPc3.
Dr Philippe GENSANNE, Dr Philippe JOUGLA
Co-gérants de la SCI du 290 Cours Galliéni

Demande de retour à leur zonage antérieur (UDc3) des parcelles classées en zone N2g dans le secteur Peybouquey/Haut-Brion lors de la 5ème modification du PLU.
> Lire l’observation complète au format pdf (50ko)
Bonjour,
A l’occasion de ces révisions, nous souhaiterions que les fonds de jardin privés bordant la retenue d’eau de Cap de BOS (exemple allée des roitelets), soient retirés de la classification N3, afin de pouvoir y réaliser éventuellement des aménagements (cabanons de jardin, piscines, ...).
Bien cordialement.
Lors de la réunion de concertation du 10 janvier 2012 sur le PLU, la conclusion de Monsieur le Maire ne reflétait aucunement la position exprimée par les quelques habitants présents à cette réunion qui majoritairement veulent conserver l’identité rurale de la commune mais elle confortait les souhaits des représentants de la CUB à savoir l’orientation vers une densification urbaine.
Je voudrais rebondir sur la réunion du 5 mai 2011 de la fabrique métropolitaine, et sur un titre d’article de sud-ouest paru quelques jours avant ou l’on parlait de « mettre de la campagne en ville et de la ville à la campagne ».
« Si l’on construisait actuellement des villes, on les bâtirait à la campagne, l’air y serait plus sain. »
Cette citation de Jean Louis Auguste Commerson connu pour ses aphorismes date de 1851, à cette époque les villes étaient particulièrement insalubres ; la dépendance automobile elle, remonte aux années 80, il y a 40 ans.
Si mettre de la campagne à la ville apporte un plus pour les citadins, (exemple l’aménagement des quais à Bordeaux), mettre trop de ville à la campagne, dégrade inéluctablement la qualité de vie avec des conséquences environnementales, sécuritaires et sanitaires néfastes pour l’être humain.
Certes, il y a un réel besoin de logements en France, les gens vivent plus longtemps, nombreux sont les couples qui se séparent, il y a des mal logés, des pas logés, cependant il ne faut pas uniformiser la façon de vivre ; certains souhaitent vivre dans des appartements en ville pour bénéficier d’infrastructures spécifiques, d’autres veulent habiter des zones rurales pour profiter de la nature.
Nombreux sont ceux qui travaillent dans l’agglomération bordelaise et vivent dans des villages éloignés, on vient des environs de Sainte Foy, de Blaye, de Langon etc. souvent par choix d’une vie plus calme et plus saine et parce que la relation sociale en campagne est peut-être plus dynamique et valorisante qu’en ville.
Il faut respecter le choix de vie de chacun ; quand on naît en ville ou à la campagne on n’a pas les mêmes aspirations, le même idéal de vie.
Ambarès aujourd’hui devient une ville dortoir, impersonnelle ou les espaces verts se réduisent inexorablement. On y constate une circulation amplifiée aux heures d’embauche et débauche, une insuffisance de places de stationnement au centre, un « bétonnage » à l’excès sans espaces de loisir.
Je vous rappelle une réflexion du Président de l’Ordre régional des architectes (SO du 27/2/2006) : "Attention à ne pas reproduire ce qui s’est passé dans les années 60 avec de l’architecture intensive comme on parle d’agriculture intensive. L’architecte n’est pas là pour loger les gens, mais les faire habiter, mieux habiter ".
A Ambarès tout comme dans la presqu’île, nous ne voudrions pas perdre notre identité.
J’ai quelques suggestions à soumettre :
o Proposition de soumettre aux habitants par le journal communal un questionnaire simple et compréhensible sur le devenir de la commune (réponses par oui ou non).
o Etude d’un plan de circulation routière afin de limiter les nuisances environnementales dans le centre ville.
o Création d’une route et d’une voie verte longeant le Gua entre l’avenue de l’Europe et la rue de la Mouline puis des frères Lumières (avec raccordement avec allée de la Hontasse et la rue Joseph Cabane) : elle permettrait de réduire la circulation au centre.
o Construction de parts et d’autres du Gua et en direction de Bassens et Saint Louis de Montferrand.
o Réhabilitation après les travaux de RFF, de la rue de la Commanderie des Templiers : De nombreuses personnes utilisent ce contournement pour rentrer sur Ambarès.
o Création d’espaces verts répartis dans la commune
o Réalisation de contrôles de la qualité de l’air au centre ville, voire installation à demeure d’appareils de mesure en continu retransmis sur le réseau Airaq.
o Création de zones de rencontre.
La proposition de création d’une gare TER sur la ligne Nantes Bordeaux en face du cimetière est judicieuse.
On pourrait envisager aussi dans le futur, l’arrivée du Tram avenue de l’Europe.
BONJOUR
avant d’engager une révision du PLU il conviendrait d’évaluer le PLU actuel, le report de la revision du PLU (non mentionné dans le calendrier) doit le permettre
Vous nous avez promis des ESPACES VERTS à moins de 500 mètres de tous les mérignacais, MERCI. Aussi, afin de vous aider, je vous propose de préempter le terrain situé au 60 avenue de Magudas. Il ferait merveille pour la très grande population de ce quartier. Une partie pourrait également servir de parking pour les riverains qui manquent cruellement de places dans les résidences, la ou vous avez délivré des permis de construire en déficit de places pour les véhicules des habitants. Allez CHICHE, vous aurez ainsi respecté votre engagement.
Bonjour
Compte tenu de l’urbanisation croissante à l’ouest de Saint Médard en Jalles (Caupian, Isaac...) et des problèmes de circulation de plus en plus grands que cela entraîne pour les riverains entre la sortie 9 et la route du Porge (VDO), merci de prendre en compte aussi les aménagements sonores et sécuritaires des voies existantes (avenue gay lussac au niveau de Magudas et avenue capeyron notamment) quand vous réalisez vos projets immobiliers que ce soit en en lotissement ou en ZA.
La qualité de vie des riverains n’est pas à oublier.
Dans votre PADD (projet d’aménagement et de développement durable) établi dans le cadre du PLU, vous indiquez que l’amélioration de l’environnement sonore est une action que dit développer le PADD (page 76 " opération de traquilisation du traffic")
Il serait bon de mettre les jolis principes en applications concrètes, car il faut constater qu’aucun aménagement des voies n’est fait et pendant ce temps les installations immobilières et la circulation routière en découlant progressent à l’ouest de St médard en Jalles.
La ville de Mérignac a semble t’il plus de considération, les aménagements sonores et sécuritaires de leur VDO (avenue François Miterrand) est une réelle réussite.
En espérant avoir été entendu par nos élus et que ce message arrivera aux bonnes personnes...
Les citoyens riverains du quartier Magudas vous en en remercient.
Ginko, un programme au service de la rente.
Dans sud-Ouest du 25 janvier on nous informe que 70% des acheteurs ne vivront pas à Ginko. Ce sont des investisseurs, doux euphémisme pour parler de rentiers qui réorientent leurs placements.
Le programme Ginko est tout sauf un programme au service des mal logés.
Avec un prix de commercialisation de 3400 € le m2, à 2900/3000 € le m2 pour les 56 logements sociaux de Mésolia, on est en droit de se poser la question du bien fondé d’un programme social à ce prix.
Quels sont les mal logés éligibles à ces logements ?
Comment on finance la spéculation.
1/ Le secteur financier (banque et assurance) prêt au promoteur-constructeur.
2/ Le promoteur-constructeur commercialise son programme auprès des investisseurs souvent des filiales des banques et des assurances.
3/ Les investisseurs commercialisent auprès de particuliers à la recherche d’investissements sécurisés susceptibles d’un bon rendement.
4/ Le locataire loue et rémunère l’ensemble de la chaîne.
Ceci explique le doublement du prix du m2.
Si la rentabilité du programme n’est pas au rendez-vous, seuls l’investisseur particulier et le locataire en feront les frais.
Indignez-vous
Salutations citoyennes
Aujourd’hui 24 janvier les vents sur Mérignac le Haillan sont : W-W-S. Depuis ce matin 7 heures, l’ usine d’enrobés située avenue de Magudas fonctionne à plein régime, les fumées se dirigent vers la sortie n°9 sur le site de LOGICA et la cité des PINS.
Les salariés et les habitants sont directement concernés. La qualité de l’air ne sera pas de grande qualité aujourd’hui dans ce secteur.
On peut d’ailleurs s’interroger sur le bien fondé d’urbaniser le long de la rocade à hauteur de Mérignac le Haillan.
Salutations citoyennes.
Pouvons-nous appeler cette réunion une concertation ?, car ce n’est pas une minorité, peut être 100 personnes en comptant les élus par réunion, qui peut définir une
politique d’aménagement des villes.
La communication sur ces réunions est elle à la hauteur de l’enjeu ?
Un affichage, par secteur, des dates de réunions et de leurs objectifs aurait été complémentaire à l’information faite dans Sud-ouest et sur le Net.
Il serait certainement opportun de faire des réunions de quartier où les habitants
se sentiraient plus concernés et ensuite, une réunion globale regroupant les différentes propositions et remarques soulevées
Cela demande davantage de temps mais le résultat serait plus conforme aux aspirations des habitants, car ce n’est pas la parole d’une seule personne (peut être non résidant dans ce quartier ou même dans la commune) ou d’un groupe de travail qui doit déterminer le devenir d’un quartier ou d’une ville
Il ne s’agit pas d’imposer un aménagement déjà décidé par les architectes et les promoteurs avec la complicité des fonctionnaires (résident-ils au moins sur l’une des communes de la CUB ?), sans s’inquiéter du bien-être de ses habitants et de la convivialité existante …..
La densification imposée le long du Tram est elle justifiée ?
Combien de résidants des nouvelles constructions utilisent ou vont utiliser le Tram pour
rejoindre leur lieu de travail et combien de voitures ont-ils ?
Actuellement, dans les rues adjacentes, il y a les voitures ventouses des usagers du Tram, celles des riverains et, en plus, on ajoute et on va ajouter celles des résidants des nouvelles constructions. Pour les constructions individuelles il est imposé deux places
de garage alors que pour les résidences une seule est prévue dans le meilleur des cas
L’implantation d’immeubles de bureaux le long du Tram aurait pu faire croire à l’utilisation du Tram par les salariés ; or, ce n’est pas le cas, on retrouve leur voiture dans les rues, les entreprises n’ayant pas assez de place de parking, normal car elles sont le long du Tram !
Les intervenants de la CUB qui animent les réunions ne font que leur travail, mais les participants habitent et vivent dans les villes concernées et ne demandent qu’a conserver
une bonne qualité de vie
Pour un enjeu de cette importance le temps de réflexion est trop court pour apporter pleinement sa contribution au débat
Il serait intéressant de connaître le nombre de participants (habitants, élus) par réunion
Bonjour,
3/ propositions qui me paraissent importantes concernant l’aspect dit "développement durable".
1/ Même si cela paraît "démodé" il serait bon d’exiger des acteurs de l’immobilier (Architectes, Promoteurs etc ...) de ré-insérer des séchoirs ventilés soit dans les appartements, soit en terrasses ou en sous sols.
Cela présente plusieurs intérêts :
. Tout d’abord une économie sensible des dépenses énergétiques et de l’achat d’un sêche linge (Dans le contexte actuel cette solution parait répondre efficacement à la problèmatique actuelle) - C’est certainement plus efficace que de vouloir installer de nouveaux compteurs dits "intelligents" pour la maitrise de la consommation).
. Par ailleurs ces séchoirs éviteront d’avoir du linge ou des tapis qui séchent sur les balcons. Donc un impact sur le visuel et sur le style du quartier - trés important !.
Bien sûr les réponses vont être du genre : "On va me voler mon linge". Il suffit d’adapter des digicodes ou des badges - Ca marche dans tous les grands Etablissements donc pourquoi pas dans un immeuble.
2/ Autre sujet qui n’a pas été abordé : "Le problème de la chaufferie de Cenon" - Il est temps d’aborder une mutation du chauffage des hauts de garonne et supprimer cette chaufferie dont tout le monde sait (malgré des mises aux normes) qu’elle est nuisible sur la santé.
3/ Une autre réflexion mais qui je crois dépasse un peu le cadre de l’agglomération et qui risque de paraitre démodée aussi ...quoi que :
Compte-tenu de la réduction draconnienne de la vitesse des véhicules, ne serait-il pas interessant de développer une politique de routes bordées d’arbres - rouler à l’ombre éviterait l’usage de la climatisation dans la voiture. Autrefois on les jugeait dangereux car les voitures roulaient à 130 ou 140 et dans un accident s’enroulaient autour des arbres - Ce n’est plus le cas aujourd’hui, nous sommes plus souvent à 50 ou 70 ... Je pense que l’on doit s’adapter à ce nouveau contexte - De plus nous savons tous que les arbres sont les filtres les plus efficaces de la pollution.
Cordialement
La qualité de l’air au Haillan
La qualité de l’air dans l’agglomération bordelaise est particulièrement médiocre depuis plusieurs semaines.
Est-il bien normal de laisser l’entreprise A.M.E (Société Aquitaine Matériaux Enrobés) située avenue de Magudas dans la zone industrielle du phare fonctionner et polluer tout le quartier alors qu’elle a une activité plutôt toxique.
La Morandiére, la Luzerne ( dont une école primaire et maternelle de 14 classes à 880 m du site), le les bureaux de Logica à la sortie N°9 sont particulièrement touchés.
Les principaux polluants son :
- Le NOX : monoxyde d’azote, qui entraine des irritations des muqueuses à faible concentration( 0,0013%).
- COV : composés organiques volatiles qui proviennent d’évaporation de vapeur de benzène, produit cancérigène de 1ère classe.
- Poussières, odeur de goudron etc...
Combien de cancers du poumon sont-il nécessaires pour obtenir une fermeture de cette unité de production. La cupidité a ses limites.
salutation citoyennes
Habitant actuellement en zone UPl sur la commune de Pessac, je me permets de vous solliciter afin que l’emprise au sol dans cette zone évolue.
En effet, nous disposons d’un terrain de 900m2 et avec le PLU actuel, notre emprise au sol ne peut excéder 54m2. Donc pas d’extension de la maison possible..... Chose d’autant plus regrettable que nous nous situons en seconde ligne, et qu’une extension ne "dénaturerait" en rien la zone (contrairement à un étage...., permis par le PLU).
De plus , après quelques recherches, j’ai retrouvé le PLU de 2004 qui pour la même zone permettait une variation de l’emprise au sol de 2 à 15% de la surface de la parcelle.
Alors pourquoi un retour à cette variation ne serait il pas possible ??
Notre but n’étant pas de construire un château mais seulement d’avoir une maison plus adaptée à l’évolution de notre famille.
J’espère vraiment que vous prendrez en compte notre demande et que l’issue en sera positive.
Cordialement.
Romain LABAT
Laurie FAUTOUS
0684791544
Le principe de ce site est de mettre à la disposition du public l’équivalent des registres papiers disponibles en mairies avec les avantages qu’offrent le numérique.
Envisager la participation citoyenne à l’action publique locale, c’est bousculer les pratiques en remettant en cause des processus de construction du territoire (pris dans sa globalité : territoire politique, social, économique, culturel, spatial...).
C’est avant tout repenser la philosophie d’approche: il s’agit que la conception d’un territoire ne soit plus assurée dans le seul cadre d’une réflexion partagée entre deux types d’acteurs (la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’oeuvre) mais élargie à trois : la maîtrise d’ouvrage, la maîtrise d’oeuvre, et la « maîtrise d’usage » que constituent les citoyens.